Le chant de gorge

Le chant de gorge est une forme de musique créée dans la gorge et la bouche. Les sons imitent les sons de la Nature : le vent, la mer, et les sons des animaux. Son histoire est reliée à la vie en proche contact à la terre et la nature.

Les chants de gorge racontent une histoire, mais sans mots reconnaissables, en jouant plutôt sur les émotions. Les chanteuses introduisent parfois la chanson en donnant un sommaire de ce qu’elle représente, puis elles se lancent dans les rythmes de la terre.

Autrefois découragé par les prêtres à travers le Nord, le chant de gorge est devenu très populaire dans les dernières vingt années, et actuellement il y a beaucoup de femmes (et plusieurs hommes) qui chantent pour s’amuser or dans les cérémonies locales. Plusieurs paires de chanteuses ont enregistré des CD, et plusieurs chanteuses de gorge sont professionnelles. Deux jeunes Kivallirmiut, Inukshuk Aksalnik, de Rankin Inlet, et Pauline Pemik, d’Arviat, ont donné des représentations avec l’Orchestre Symphonique de Winnipeg, et ailleurs. Selon Evie Mark du Nunavik, “La tradition de la chant de gorge est tellement forte qu’elle n’a jamais voulu mourir. Donc, je crois qu’elle nous retourne. Ce n’est pas nous qui reprenons la tradition. I don’t think it ever left us, I think we left it. Et puisque la tradition est tellement forte, tellement spéciale, elle n’est jamais disparue.” (D’un article sur la chante de gorge Inuite sur un site Britannique sur les traditions musicales.)

Aujourd’hui, beaucoup de filles ont l’occasion d’apprendre le chant de gorge, ou de leurs grand-mères ou de leurs mères, ou même comme partie d’un programme culturel tel que le Makkuktut Sangiktilirput.

Les jeunes participants du programme Makkuktut Sangiktilirput ont l’occasion d’apprendre le chant de gorge et puis de paraître aux événements communautaires et aux événements à l’extérieure de la communauté. Ce sont souvent les mères des chanteuses qui confectionnent leurs costumes. Autrefois, les costumes étaient faites de peau de caribou, mais de nos jours, les luminaires de théâtre les rendent trop chaudes. Deux chanteuses de gorge, Jeannette Kasadluak et Sharon Makkigak, ont voyagés à Brandon, en Manitoba, faire une présentation au Rural Forum 2004, et elles sont invitées présenter une autre démonstration.

Vidéo de Jenna-Lee Kasadluak et Sharon Makkigak.
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Histoire du chant de gorge.

Dans les jours d’antan, avant l’arrivée d’autres influences culturelles, les Inuit se sont amuses dans plusieurs façons. Ils jouaient aux jeux athlétiques, aux matchs de lutte, aux jeux de mots, des jeux de gage, à la danse du tambour, et aux chansons. La vie dépendait sur le temps, la condition de la neige et la banquise, les mouvements des animaux qui leur donnaient subsistance. Il semble tout à fait naturel que le monde naturel se réfléchisse dans leur musique.
Il est tout possible que le chant de gorge a ses origines dans les temps où les hommes sont partis chasser, et les femmes étaient laissées dans le campement, cousant, garder les enfants, et préparer les aliments. Les soirées étaient longues, et les femmes créaient des chansons, d’habitude avec une partenaire de chant.

Imaginez l’intérieur d’un iglu, éclairé d’une lampe de pierre de savon (qulliq), un banc qui sert d’un lit couvert des peaux de caribou, les enfants jouant ou dormant, et quelques femmes assises en parlant, tout en confectionner des vêtements. Deux femmes se lèvent, serrent les bras l’une à l’autre, et commence de chanter une chanson sans paroles. L’une chante la mélodie, et l’autre harmonise ou chante un contrepoint. Dans les sons de la chanson, on entend le vent, le “huff-huff-huff” des chiens respirer en courrant, quelquefois les vagues d’un lac ou de la mer, ou le hurlement d’un loup. Les sons sont formés dans la gorge, chaque femme regardant l’autre de près et coordonnant ses efforts avec ceux de son partenaire. Le chant de gorge requiert un effort de concentration énorme, et les femmes chantent durant des courtes périodes à la fois. Le chant continue jusqu’à les deux chanteuses sont essoufflées, et qu’elles s’effondrent en ricanes.

D’origine, les lèvres des femmes se touchaient à peu près, et chaqu’une utilisait la bouche de l’autre comme caisse de résonance. Aujourd’hui la plupart des chanteuses de gorge se tiennent debout en tenant les bras l’une de l’autre, mais pas aussi rapprochées de dans le passé. Tout en chantant, elles peuvent faire des petits pas de danse rythmiques, en balançant de long en large. Les chanteuses produisent des sons et en aspirant et en expirant, et quelquefois elles développent un technique de respirer comparable à celui des joueurs d’instruments à vent. Ceci renforçait la vigueur des chanteuses.

Bien que les chanteuses de gorge étaient surtout des femmes, les jeunes filles et mêmes les jeunes garçons l’essayaient souvent. Une fois les chasseurs revenus, et le petit camp se résonnait les éclats de rire et des activités. Les gens se rassemblaient s’amuser, en racontant des histoires de la chasse, en dansant du tambour et en racontant les histoires chantées. Le chant de gorge faisait partie importante de ces celebrations.